Vous cherchez à calculer pma vélo pour arrêter de naviguer à vue lors de vos entraînements ? C’est la métrique qui remplace le hasard par la précision pour calibrer vos zones d’intensité au watt près. Je vous partage les protocoles de test fiables pour mesurer votre cylindrée et enfin structurer votre progression.
La pma, c’est quoi au juste et pourquoi ça compte ?
Définir la puissance maximale aérobie (pma)
La Puissance Maximale Aérobie (PMA) est la puissance brute développée quand votre consommation d’oxygène plafonne (le fameux VO2 Max). C’est un effort violent, votre limite absolue.
Cet effort n’est tenable que sur une courte durée, généralement entre 4 et 7 minutes. Au-delà, l’intensité chute forcément. C’est votre plafond de verre aérobie, la limite haute du moteur.
Cette valeur s’exprime en watts. C’est une donnée brute, objective, qui ne ment pas.
Pourquoi cette valeur est votre boussole d’entraînement
Connaître sa PMA est la base pour structurer un entraînement cohérent. Fini le pifomètre. On utilise des chiffres précis pour calculer pma vélo et calibrer ses séances.
C’est à partir de cette valeur qu’on définit des zones d’entraînement personnalisées. Chaque sortie a un but précis, que ce soit pour l’endurance, le seuil ou les efforts intenses.
Pma ou ftp : ne confondez plus les deux
Attention à ne pas confondre PMA et FTP (Seuil de Puissance Fonctionnel). Ce ne sont pas les mêmes indicateurs.
La PMA est un effort maximal court, tandis que le FTP est le meilleur effort possible sur une heure.
| Critère | PMA (Puissance Maximale Aérobie) | FTP (Seuil de Puissance Fonctionnel) |
|---|---|---|
| Durée de l’effort | 4 à 7 minutes | ~60 minutes |
| Type d’effort | Maximal, très intense (plafond) | Soutenu, « difficilement confortable » (seuil) |
| Objectif physiologique | Développer le VO2 Max | Améliorer l’endurance aérobie |
| Utilisation principale | Calibrer les efforts courts et intenses | Calibrer les efforts longs et le tempo |
La PMA est votre « plafond », le maximum que le moteur peut sortir. Le FTP, c’est le « régime de croisière » que vous tenez longtemps. Les deux sont complémentaires.
Le matériel indispensable pour une mesure fiable
Le capteur de puissance, votre meilleur allié
Soyons directs : pour calculer votre PMA vélo, il faut un capteur de puissance. C’est l’outil qui mesure les watts que vous produisez réellement. Sans lui, on ne mesure rien, on estime juste au doigt mouillé.
Peu importe qu’il soit sur vos pédales, votre pédalier ou intégré à votre home trainer. Votre priorité absolue est d’avoir une mesure directe de la puissance mécanique instantanée.
C’est un investissement financier, certes, mais c’est le seul moyen d’obtenir une donnée fiable.

Estimer sa pma sans capteur : une fausse bonne idée ?
Beaucoup cherchent à s’en passer. On peut tenter une estimation avec un cardiofréquencemètre en se basant sur la FC Max, ou même au ressenti (RPE). Mais il faut être honnête : c’est souvent un vrai casse-tête.
La fréquence cardiaque est influencée par la fatigue, la chaleur, le stress. Ce n’est qu’un indicateur de la réponse du corps à l’effort, pas l’effort lui-même. L’estimation manquera cruellement de précision pour progresser.
Le choix du terrain : home trainer ou route ?
Le home trainer est parfait pour ça. Les conditions sont stables, contrôlées, sans vent ni circulation. La reproductibilité du test est maximale, ce que j’applique moi-même.
Si vous préférez l’extérieur, trouvez une bosse régulière d’environ 5 à 7 minutes, à l’abri du vent. L’idée est de pouvoir maintenir un effort constant sans interruption. Évitez les feux rouges et les descentes.
Les protocoles de test sur le terrain : mode d’emploi
Vous avez le matériel ? Parfait. Passons aux choses sérieuses pour calculer pma vélo : le protocole. Voici deux méthodes éprouvées que je recommande.
Le test de 5 minutes (cp5), un classique efficace
C’est le test le plus direct. L’objectif : tenir la puissance la plus élevée possible pendant 5 minutes.
La puissance moyenne sur ces 5 minutes sera votre PMA. C’est brutal, mais diablement efficace. Le secret est de lisser son effort pour ne pas exploser après 2 minutes.
- Échauffement : 30 à 45 minutes en aisance (i1/i2), avec quelques accélérations.
- Activation : Deux efforts de 30 secondes à la puissance visée, avec 30 secondes de récup.
- Le test : Après 10 min de repos actif, lancez le chrono et donnez tout pendant exactement 5 minutes.
- Retour au calme : Pédalez tranquillement 10-15 minutes pour récupérer.

Le test par paliers (ramp test), idéal sur home trainer
Cette méthode progressive est moins brutale mentalement. Elle est parfaite pour le home trainer car elle exige un contrôle précis de la puissance, un vrai casse-tête dehors.
Le principe : on débute bas (ex: 100 watts) et on augmente par paliers (ex: +30 watts toutes les 2 minutes) jusqu’à l’épuisement total. Accrochez-vous, l’effort doit être maximal.
Votre PMA est calculée à partir du dernier palier entièrement validé. C’est une donnée très fiable.
Calculer le résultat du test par paliers
La formule est simple. Prenez la puissance du dernier palier entièrement terminé. C’est votre base de calcul.
Ajoutez-y la puissance du palier supplémentaire, proratisée au temps passé. Exemple : si vous tenez 1 minute sur un palier de 2 minutes ajoutant 30w, ajoutez 50% (15w). Le compte est bon.
Analyser et utiliser votre résultat pour progresser
De la puissance brute aux watts par kilo (w/kg)
Votre PMA en watts est une valeur absolue, mais elle ne dit pas tout. Pour vous comparer ou évaluer votre niveau réel en montée, il faut la relativiser par votre poids.
Le calcul est simple : PMA (watts) / Poids (kg) = PMA en w/kg. Pesez-vous le matin du test pour avoir la donnée la plus juste. C’est cette valeur en watts par kilogramme qui compte vraiment pour les grimpeurs.
Définir vos zones d’entraînement personnelles
Votre PMA devient votre référence à 100% pour structurer votre plan. Toutes vos intensités d’entraînement vont maintenant découler de ce chiffre clé pour calculer pma vélo, simplement en appliquant un pourcentage.
C’est la fin de l’entraînement à l’aveugle. Place à la rigueur.
- i1 (Récupération active) : En dessous de 55% de la PMA
- i2 (Endurance) : Entre 55% et 75% de la PMA
- i3 (Tempo) : Entre 76% et 90% de la PMA
- i4 (Seuil anaérobie) : Entre 91% et 105% de la PMA
- i5 (PMA) : Entre 106% et 120% de la PMA
Chaque zone correspond à un stimulus physiologique différent pour votre corps. En programmant vos sorties avec ces pourcentages, vous êtes certain de travailler la bonne filière énergétique. C’est ça, l’entraînement de précision.
Suivre votre évolution : quand et comment refaire le test
Un test n’est une photo qu’à un instant T de votre saison. Pour mesurer votre progression, il faut le refaire périodiquement, par exemple toutes les 8 à 12 semaines. Faites-le aussi après un gros cycle de travail.
Le point le plus important : utilisez toujours le même protocole. Si vous avez fait un test de 5 minutes sur home trainer, refaites le même test dans des conditions similaires. Sinon, la comparaison n’aura aucun sens.
Vous voilà armé pour calculer votre PMA et enfin structurer vos sorties. Que vous choisissiez le test sur route ou le confort du home trainer, ce chiffre deviendra votre véritable boussole. Rappelez-vous : ce n’est qu’un point de départ pour mesurer vos progrès. Alors, prêt à faire grimper les watts ?
FAQ
Qu'est-ce que la PMA à vélo exactement ?
La PMA, ou Puissance Maximale Aérobie, correspond à la puissance maximale que vous pouvez développer lorsque votre consommation d’oxygène atteint son plafond (le VO2 Max). Pour faire simple, imaginez que c’est la cylindrée de votre moteur : c’est la puissance limite que vous pouvez tenir sur un effort violent de 4 à 7 minutes avant que l’acide lactique ne vous oblige à ralentir.
Contrairement à la vitesse qui dépend du vent ou de la pente, la PMA s’exprime en watts. C’est une donnée brute et objective qui permet de calibrer vos entraînements pour travailler précisément votre « caisse » et progresser physiquement.
Comment puis-je connaître ma puissance de pédalage ?
Pour obtenir une mesure fiable, il n’y a pas de secret : il vous faut un capteur de puissance. Cet outil, qui peut se trouver dans les pédales, le pédalier ou être intégré à un home trainer connecté, mesure la force réelle que vous appliquez en pédalant.
Oubliez les estimations basées uniquement sur la vitesse ou la fréquence cardiaque. Le cœur réagit avec retard et est influencé par la fatigue ou le stress, alors que le capteur de puissance vous donne la vérité instantanée.
Comment calculer sa PMA avec un test simple ?
La méthode la plus directe est le test de terrain dit « CP5 ». Après un bon échauffement, trouvez une côte régulière et roulez à fond pendant exactement 5 minutes. L’idée est de lisser l’effort pour ne pas exploser au bout de deux minutes, mais de finir totalement vidé.
Une fois l’effort terminé, regardez la puissance moyenne tenue sur ces 5 minutes : c’est votre PMA. C’est un test brutal, mais c’est souvent le plus représentatif de ce que vous pouvez faire sur la route.
Comment calcule-t-on la PMA lors d'un test par paliers ?
Si vous faites un test progressif (ou « ramp test ») sur home trainer, le calcul est un peu plus mathématique. Vous augmentez la puissance par paliers (par exemple +30 watts toutes les 2 minutes) jusqu’à l’échec. Votre PMA correspond au dernier palier complété en entier, auquel on ajoute une portion du palier non terminé.
Prenons un exemple concret : vous avez validé le palier à 370 watts, puis vous avez tenu 1 minute sur le palier suivant à 400 watts (qui dure 2 minutes). Vous avez donc fait la moitié du chemin. On ajoute alors 50% de l’augmentation (soit 15 watts) à votre palier validé. Votre PMA est donc de 385 watts (370 + 15).
Quelle est la différence entre le calcul de la PMA et du FTP ?
C’est une confusion classique, mais ces deux valeurs ne mesurent pas la même chose. La PMA est votre puissance maximale sur un effort court (environ 5 minutes), c’est votre « plafond » aérobie. Le FTP (Functional Threshold Power), lui, représente la puissance maximale que vous pouvez tenir sur une heure, c’est votre seuil d’endurance.
Généralement, le FTP se situe autour de 75% à 80% de la PMA. Pour calculer le FTP, on fait souvent un test de 20 minutes auquel on retire 5%, alors que pour la PMA, on se base sur un effort maximal de 5 minutes sans décote.
Comment déterminer ses zones d'entraînement avec la PMA ?
Une fois votre PMA connue, elle sert de référence (100%) pour définir vos zones de travail (échelle ESIE). Par exemple, pour travailler l’endurance fondamentale (i2), vous viserez entre 55% et 75% de votre PMA. Pour travailler le seuil, vous serez entre 91% et 105%.
La zone spécifique dite « Zone PMA » (ou i5) se situe généralement entre 100% et 120% de votre PMA. C’est dans cette fourchette d’intensité qu’il faut travailler lors de vos séances de fractionné court (type 30/30) pour repousser votre plafond.
Quelle est la PMA moyenne d'un cycliste ?
Il est difficile de donner une moyenne absolue car cela dépend énormément du poids et de l’expérience du cycliste. En valeur brute, un débutant peut tourner autour de 200-250 watts, tandis qu’un pro dépassera allègrement les 450 watts. C’est pour cela qu’on préfère parler en watts par kilo (w/kg).
Pour vous donner un ordre d’idée, un cycliste amateur entraîné se situera souvent entre 3,5 et 4,5 w/kg à PMA. Les meilleurs grimpeurs professionnels, eux, peuvent monter jusqu’à 6 ou 7 w/kg sur des efforts de cette durée.